Vignobles rouges et blancs des Pays du Layon : Château Pierre-Bise

Un sol typique riche en oligo-éléments pour nos Coteaux du layon

l’histoire du château pierre-bise à beaulieu sur layon

C'est en 1959, à l'âge de 50 ans que Pierre PAPIN fait l'acquisition de château Pierre-Bise.

En 1974 son fils Claude décide de revenir s'installer sur les 9 ha d'origine qu'il va progressivement étoffer, particulièrement à la fin des années 80 avec la reprise des vignes de son beau-père sur Rochefort, Chaume et Quarts-de-Chaume. 

Une nouvelle étape est franchie en 1992 avec l'intégration du Clos de Coulaine qui apportera une appellation supplémentaire à la propriété : Savennières

Enfin c'est avec l'arrivée de la dernière génération, Christophe en 1997, et René en 2001, que le vignoble atteindra sa superficie actuelle de 50 ha avec la reprise de parcelles dont le Savennières Roche aux Moines.

Si une croissance modérée mais régulière de la vigne est la condition d'une bonne qualité de maturité et d'expression de la typicité, l'humus en est la clée : véritable âme du sol, il forme avec les feuillets d’argile le complexe argilo-humique qui détermine la structure du sol permettant la circulation et la rétention d’air et d’eau, et qui par sa forte capacité d’absorption régule l’alimentation des plantes en éléments et oligo-éléments tout en réduisant les risques de carences induites.

C'est pourquoi après avoir rapidement généralisé l'enherbement sur notre vignoble depuis le début des années 90, notre attention se porte aujourd'hui sur les types d'herbe et leur gestion. Depuis 2008 nous la laissons aller jusqu’à maturité (qui correspond au début du dessèchement) avant de la coucher avec un rolofaca en visant les avantages suivants : 

  • le paillage de l’herbe couchée diminue l’évaporation et la température (jusqu’à 10°C au soleil en été, ce qui peut être suffisant pour éviter un blocage de la vie biologique), 
  • le microclimat est propice à la microfaune, elle-même défavorable à des attaques importantes d’insectes ravageurs, 
  • les pailles servent de support aux micro-organismes qui les feront évoluer en humus

une culture de la vigne en mode paysan

Cette approche, pour des rendements « normaux » soit 25-35 hl/ha sur nos types de sols, nous permet de ne pas fertiliser ni amender (en dehors d'un apport ponctuel d'un support de micro-organismes). 

A l'instar de Masanobu Fukuoka, chercheur japonais ayant mis en pratique sa théorie du « non-agir », nous souhaitons par cette approche cultiver la vigne en nous efforçant le plus possible de déléguer à la nature en devenant davantage paysan, celui qui façonne la paysage et l'habite : 

  • ne pas laisser le sol nu, tout en produisant une source et un support de la production d'humus. 
  • le role des arbres : biodiversité , agroforesterie
  • oligo-éléments tirés des macérations de plantes
  • moutons pour la tonte hivernale et poules prédatrices d'escargots, stimulant la vie du sol par la restitution des déjections
  • arbustra

la vigne : nutrition en équilibre

L’idée maîtresse est qu’une plante bien équilibrée n’est théoriquement pas sensible aux maladies et ravageurs (nous travaillons depuis 1976 avec la société Samabiol qui a développé cette approche parallèlement aux travaux de Chaboussou et ceux de la méthode Lemaire-Boucher), en sachant que même avec un sol bien équilibré des déséquilibres peuvent s’observer sur la plante suite à des accidents climatiques (températures trop froides, sol trop sec, …) couplés aux besoins ponctuels et variables de la vigne : c’est d’ailleurs l'un des avantages les plus important de l’humus de tamponner les températures, la ressource en eau, les éléments et oligo-éléments ainsi que leurs interactions).

Concrètement nous n’apportons donc que des éléments et oligo-éléments par voie foliaire (y compris le cuivre, sous sa forme assimilable), notamment partiellement sous forme de purins de plantes. 

Les pulvérisations ne sont pas standardisées car nous nous adaptons aux pluviométries et carences des différentes zones. Certaines carences, outre la carence elle-même, alertent d’ailleurs sur une sensibilité à certains insectes.

la vinification des vins d'anjou

La philosophie du travail en cave est très simple : accompagner, en intervenant le moins possible.

Dans le cas des vins blancs cela commence par un pressurage doux (débit faible mais le plus continu possible, donc assez long, pour obtenir des jus très clairs, sans mauvaise extraction, à l'aide notamment d'un pressoir Coquard, référence qualitative), un débourbage d'une journée ou deux suivi du départ en fermentation par les levures indigènes, puis de la fermentation malo-lactique pour les secs.

La cuvaison des rouges est pour sa part assez longue (généralement 4 semaines) mais également très douce, incluant seulement un ou deux délestage(s) en début de macération puis quelques bullages à l'air.

La plupart de nos cuvées sont elevées plus ou moins partiellement en barriques, en foudres et en jarres de 10hL.

Cet élevage, pouvant comporter un ou deux soutirages, s'étend sur une à deux années.

Château PIerre-Bise
1 impasse de la Chanoine
49750 Beaulieu sur Layon
du lundi au samedi sur rendez vous
de 10h à 12h et de 14h à 17h30