la typicité de nos vins

La conjonction de la diversité des terroirs présents sur le domaine avec les travaux menés par l'INRA d'Angers dans les années 1980-1990 nous ont conduit à valoriser fortement l'une des principales qualités du chenin : l'expression de la typicité.

Les qualités organoleptiques d’un vin sont fortement liées au-delà d’un cépage aux conditions pédologiques et climatiques qui caractérisent un terroir. C’est ce qui a motivé et justifié le patient travail de délimitation et hiérarchisation de surfaces plus ou plus aptes à produire de grands vins. 

Vinifier des cuvées en fonction des UTB n’apporte pourtant pas la garantie de l’optimisation de l’effet terroir : il y a harmonie, unité de bouche, mais pas nécessairement optimum de personnalité et de complexité minérale. Dans notre cuvée de l’Anclaie nous assemblons par exemple des schistes verts, des schistes pourpres et des phtanites parce que nous restons dans un même bilan hydrique lié à l’altitude, la distance par rapport à la rivière et aux types d’argiles : l’assemblage des raisins apporte au vin une plus grande personnalité et une plus grande complexité tout en gardant l’harmonie de bouche.

Le sol 

Si une croissance modérée mais régulière de la vigne est la condition d'une bonne qualité de maturité et d'expression de la typicité, l'humus en est la clée : véritable âme du sol, il forme avec les feuillets d’argile le complexe argilo-humique qui détermine la structure du sol permettant la circulation et la rétention d’air et d’eau, et qui par sa forte capacité d’adsorption régule l’alimentation des plantes en éléments et oligo-éléments tout en réduisant les risques de carences induites. 

C'est pourquoi après avoir rapidement généralisé l'enherbement sur notre vignoble depuis le début des années 90, notre attention se porte aujourd'hui sur les types d'herbe et leur gestion. Depuis 2008 nous la laissons aller jusqu’à maturité (qui correspond au début du dessèchement) avant de la coucher avec un rolofaca en visant les avantages suivants : 

  • le paillage de l’herbe couchée diminue l’évaporation et la température (jusqu’à 10°C au soleil en été, ce qui peut être suffisant pour éviter un blocage de la vie biologique), 
  • le microclimat est propice à la microfaune, elle-même défavorable à des attaques importantes d’insectes ravageurs, 
  • les pailles servent de support aux micro-organismes qui les feront évoluer en humus.
  • Cette approche, pour des rendements «normaux» soit 25-35 hl/ha sur nos types de sols, nous permet de ne pas fertiliser ni amender (en dehors d'un apport ponctuel d'un support de micro-organismes). 

    A l'instar de Masanobu Fukuoka, chercheur japonais ayant mis en pratique sa théorie du «non-agir», nous souhaitons par cette approche cultiver la vigne en nous efforçant le plus possible de déléguer à la nature en devenant davantage paysan, celui qui façonne la paysage et l'habite. : 

  • ne pas laisser le sol nu, tout en produisant une source et un support de la production d'humus. 
  • le role des arbres : biodiversité , agroforesterie.
  • oligo-éléments tirés des macérations de plantes
  • moutons pour la tonte hivernale et poules prédatrices d'escargots, stimulant la vie du sol par la restitution des déjections
  • arbustra
Château PIerre-Bise
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49750 Beaulieu sur Layon
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